La mort subite du nourrisson

Lorsque Bébé vient au monde, la première des choses à connaître pour sa sécurité est le phénomène de la mort subite du nourrisson. Sujet délicat, il est néanmoins important et plusieurs explications existent à son sujet, fort heureusement.

Ne pas coucher Bébé sur le ventre

Erreur faite pendant de très nombreuses années, coucher son nourrisson sur le ventre est très dangereux. Auparavant on espérait ainsi éviter les régurgitations, mais on sait depuis que cette position provoque une faiblesse des fonctions respiratoires et à la fois cardiaques. Les jeunes parents doivent faire attention pendant au moins les quatre premiers mois de leur enfant. Un bébé posé sur le ventre sera gêné pour expirer. De plus, des risques de mauvaise oxygénation sont exacerbés en cas de chaleur. Il est donc primordial de minimiser les risques pour votre enfant, en ne le couchant jamais sur le ventre, et en maintenant sa chambre à bonne température (entre 17°C et 19°C).

Une peur de tous les parents

Ces quatre mots effraient tous les parents du monde : La mort subite du nourrisson. Ils ne sont pas à prendre à la légère, surtout lorsque l’on sait que pendant très longtemps il n’y a eu aucune explication sur ce sujet. La mort subite était presque considérée comme un phénomène naturel. Pendant les années 1980, on l’assimilait à un « simple » défaut de respiration. Depuis, des études ont été menées et, bien qu’il faille toujours y faire très attention, on a pu dédramatiser ces accidents (qui demeurent de nos jours de moins en moins nombreux, avec les informations données aux parents).

Un phénomène polymorphe

Les spécialistes de la pédiatrie savent maintenant que la mort subite du nourrisson est due à divers facteurs. Si, bien sûr, les accidents de couchage restent les raisons les plus vraisemblables à cet accident (un lit ou une literie non adapté(e) à l’âge du nourrisson, un bébé couché sur le ventre, un co-sleeping…), ils n’en sont malheureusement pas les seules causes possibles. Les études menées depuis une trentaine d’années dénoncent également des origines bactériennes, infectieuses, dans de nombreux cas. Enfin, il existe également encore des risques de reflux gastro-œsophagienpouvant provoquer ce drame.

Un phénomène qui peut être prévenu

Fort heureusement, malgré ces lignes qui semblent alarmantes, il convient de préciser que cette pathologie peut être évitée dans de très nombreux cas.

1. Un environnement sans risques

Dans votre rôle de parents, il s’agit principalement d’aménager au mieux le nid douillet de votre enfant, avec des lits, turbulettes et autres accessoires aux normes, et recommandés. Et de le coucher correctement dans ce nid douillet, c’est-à-dire sur le dos. Autour de lui, l’atmosphère doit être saine et, notamment, en ce qui concerne le tabagisme passif qui peut être fatal à un enfant si jeune. Que ce soit pendant la grossesse ou lors des premières années de sa vie.

2. Les risques du tabagisme

Afin d’être le plus concert possible, le chiffre exact est le suivant : on multiplie par 4 le risque de mort subite du nourrisson en fumant pendant une grossesse. Il faut savoir que le tabac pendant la grossesse est dangereux pour le passage du flux sanguin allant du cordon ombilical au placenta. Ceci provoque immanquablement un moins bon développement du bébé, notamment au niveau de ses poumons. Et, lorsque l’on sait que la respiration est des plus importantes, pour éviter la mort subite du nourrisson, on voit à quel point fumer met en danger son enfant. D’autant plus que des études ont montré que la nicotine avait des effets plus que néfastes sur le tissu des poumons, ainsi que sur les neurones. Loin d’être uniquement dangereux dans le cadre de la mort subite du nourrisson, le tabagisme passif entraîne de très sérieux problèmes de bronchiolites et d’asthme chez les jeunes enfants.

Se soucier des bons symptômes

En tant que parents, vous vous souciez bien entendu des symptômes de votre nourrisson, comme un nez pris, une fièvre, des régurgitations fréquentes et/ou inexpliquées. Et vous avez raison. Si vous avez des doutes, vous vous rendez chez votre médecin de famille ou votre pédiatre. Et, bien que souvent, ce ne sont que de fausses alertes, ce réflexe reste néanmoins le bon. Il est vrai que, de nos jours, l’ont fait bien plus d’examens sur les tout-petits qu’auparavant. Mais, en tout état de cause, c’est pour le bien-être des bébés et, également, pour rassurer les parents. D’autant plus que depuis ces trente dernières années, cela représente un grand nombre de bébés sauvés. Même si l’on ne s’en rend pas compte ! Alors, sans pour autant ne plus pouvoir dormir ni sourire, restez des parents attentifs !

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